mercredi 23 avril 2008

Ouvrages écrits par Fawaz Hussain

Le Fleuve

Réédition Motifs, Paris, 2006




Quatrième de couverture:
Récit de l'errance d'un Kurde originaire de la ville martyre d'Halabja dans la société occidentale contemporaine, Le Fleuve raconte son tiraillement entre ses racines de poussière et de sang et son univers de rescapé installé à l'ouest de l'Europe.
"Fawaz Hussain, français d'origine kurde, cueille quelques pages de ses souvenirs dans Le Fleuve. Tout Kurde est déplacé, tout cours d'eau de là-bas est à sec. L’auteur écrit : "Ma vie est à présent un cimetière ravagé par les herbes folles, balayé par les vents." Le livre n'est qu'une mince esquisse de cent dix pages. On aurait souhaité un volume trois fois plus épais, pour le moins. "
Alain Bosquet, Le Figaro littéraire, 29 mai 1997.

L'Harmattan, 2000


Quatrième de couverture:
"Lulea a tout d'une ville absente, enfin, d'une topographie factice. C'est une ville située sur la côte ouest du golf botnique où le froid et la solitude dictent leur loi. Ici, le printemps et l'été ne durent pas à eux deux plus de trois mois. Ils disparaissent comme des cambrioleurs pour laisser la place aux interminables enquêtes et interrogatoire de l'hiver. La nuit qui terrorise la ville libère les forces sauvages du vent qui balaye les rues désertes et siffle sinistrement dans les branches des bouleaux et des pins.
Je me trouve à Lulea par erreur. J'y interroge la mémoire peu fiable du vent et écris la chronique des ténèbres. C'est une tâche bien ingrate et absurde, car je n'aime pas les chroniques et puis, il s'avère que moi, le Kurde, je suis très attaché à la lumière du jour et à la complexité de la vie parisienne. "

Chroniques boréales est le journal dans lequel l'auteur relate ses combats livrés contre la solitude et la gerçure au nord de la Suède.


Prof dans une ZEP ordinaire
Editeur : Le Serpent à Plumes, publication : 11/5/2006



Quatrième de couverture:
Dans la Mésopotamie lointaine, un prêtre syriaque prédit un avenir brillant à un élève kurde en CE 1 qui réussit à compter jusqu'à dix en français. Une fois muni de son passeport et d'une licence de lettres, le jeune Kurde arrive à Paris où il a la ferme intention de réaliser la prophétie. Il poursuit des études poussées à la Sorbonne. Un jour, il est contacté par le rectorat de Créteil qui l'envoie comme contractuel en Seine Saint-Denis. La nouvelle recrue est parachutée dans un lycée ayant la réputation d'être le plus difficile des zones d'éducation prioritaire. Sans se décourager, le Kurde, devenu Français entre temps, se prend à la fois pour Henri de Navarre et Rastignac. Il lance un défi à Paris et à sa banlieue. Alors qu'il tape une lettre de remerciements à l'inspecteur d'Académie qui lui a permis de travailler pour l'Etat au sein du corps professoral, il constate que le vérificateur orthographique de son ordinateur ne reconnaît pas le mot 'Créteil' et propose de le remplacer par 'crétin'. Suit une série de mots pour le moins inquiétants : crétiniser, crève-la-faim, crevaison, crevé... Son voyage au cœur de la banlieue et de ses réalités ne fait, alors, que commencer.

Extraits de "Prof dans une ZEP ordinaire"
« Un jour, j'avais six ou sept ans, mon père est rentré du marché avec trois cartables de couleurs différentes. Puisque j'étais le plus jeune, il m'a permis de choisir le premier. Mes deux demi-frères habitaient dans notre village natal avec leur mère. Ils allaient désormais vivre avec nous en ville, à Amouda. Mon père nous a demandé de le suivre. Juste après le pont qui unit les deux parties de la ville, il y avait la Sublime Porte, [...] »


Les Sables de Mésopotamie
éd. du Rocher, 2007



Quatrième de couverture :
«Les Sables de Mésopotamie, récit d'une enfance, est un beau récit d'une grande fraîcheur. Le ton est juste, primesautier et dans le regard que l'enfant porte sur le monde apparaît la faculté de s'étonner et un ardent désir d'y participer. Il se trouve que l'auteur est né kurde, donc issu d'une société minoritaire et qu'il nous initie, chemin faisant, à toute une tradition, avec ses codes, ses croyances, sa réalité quotidienne et ses rapports avec les autres groupes ethniques. Il nous donne à voir, avec beaucoup de talent et dans un style plein de charme ce qu'était la société kurde de Syrie dont les frontières furent fixées par la France lorsque celle-ci, au lendemain de la Première Guerre mondiale, devint puissance mandatrice du Levant.
À mes yeux, Les Sables de Mésopotamie, qui charrie tout un univers inscrit dans des strates anciennes dans un style tout à la fois précis et poétique est une réussite littéraire.
Fawaz Hussain est un écrivain français, d'origine kurde, dont la patrie s'est réfugiée dans le langage.»
Gérard Chaliand

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