
Le programme de la journée comprend une présentation de l'histoire et de la géographie du Kurdistan, un panorama de la littérature et culture kurde, histoire de la recherche de kurdologie en France et au sein du département. Sera mis également en place un stand de livres et revues kurdes.
L'objectif de la journée est de promouvoir l'enseignement de la langue et civilisation kurde et valoriser le cursus universitaire de kurdologie afin de le faire connaître auprès d'un plus large public et désireux d'en suivre l'enseignement. Le cursus de kurdologie peut déboucher sur un diplôme d'Etat de niveau licence ou master. Il est possible également d'obtenir un diplôme d'établissement certifiant d'un niveau de langue en l'absence du diplôme d'Etat.
Adresse: Salle B7 Centre INALCO Clichy
104-106 Quai de Clichy
92110 Clichy
Métro ligne 13, station Mairie de CLichy
Historique de l’enseignement de la langue kurde à l'INALCO:
Le kurde est enseigné à l’INALCO depuis 1948. Dès le début seul le dialecte kurmandji y était enseigné. A partir des années soixante un enseignement de l’autre dialecte du kurde, le sorani, est introduit dans le programme. Puis un cours d’histoire des Kurdes est créé, suivi plus tard par un cours de civilisation des Kurdes. Au milieu des années soixante-dix, l’enseignement porte essentiellement sur le dialecte sorani, en prenant en considération la reconnaissance de ce dialecte comme langue officielle d’une région kurde autonome en Irak. Dès 1985, le politique de l’enseignement tente à trouver une équilibre dans l’enseignement des deux dialectes kurdes : le Kurmandji, langue de la majorité des populations kurdes, le sorani, reconnu désormais comme la deuxième langue nationale de l’Irak au même titre que l’arabe. Depuis 2000, les deux dialectes sont enseignés de façon équilibrée dans les diplômes de l’INALCO. Chacun bénéficie de la moitié des cours donnés.
Place de la langue kurde dans l’offre parisienne, nationale et européenne:
L’enseignement du kurde à l’INALCO constitue le seul au niveau universitaire non seulement à Paris mais en France aussi. C’est en même temps le centre le plus important sur la place des capitales européennes, notamment par rapport à l’université libre de Berlin et l’université d’Uppsala en Suède, là où l’enseignement du kurde est important et bénéficie d’un programme riche et soutenu. On délivre à l’INALCO depuis quelques années une licence de kurde. Jusqu’à l’année dernière, les étudiants pouvaient même préparer un DREA.
Il s’agit d’une langue qui n’a pas été promue au niveau de langue nationale avant 2006. Son éparpillement entre dialectes et parlers locaux ainsi que ses rapports conflictuels aux pouvoirs, passant d’une langue interdite à une langue permise pour repasser encore de nouveau à une langue interdite, constituent les traits majeurs de la langue kurde. Il faut ajouter qu’elle s’écrit en plusieurs alphabets, arabo-persan, latin et cyrillique.
Publics, poursuites d’études, débouchés :
Cet enseignement vise les étudiants qui s’intéressent à la langue kurde comme la première langue de formation universitaire, les étudiants des autres universités parisiennes, les étudiants de SOCRATES et ERASMUS, les étudiants qui souhaitent redécouvrir leurs langues et cultures d’origine et ceux qui étudient une ou plusieurs des langues du Proche et Moyen-Orient telles que l’arabe, le persan et le turc. Certains étudiants viseront les carrières dans les sociétés et les ONG travaillant dans la région, ou bien les recherches en discipline de sciences sociales. Par ailleurs, la reconnaissance de la langue kurde comme deuxième langue nationale en Irak, la création d’une région fédérale kurde dans ce pays, pourraient offrir à l’avenir des perspectives professionnelles aux étudiants. Par ailleurs, la question kurde joue un rôle important dans les discussions d'accession de la Turquie à l’Union Européenne.







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